20 juillet 2026

Quid des “protocoles d’accord” (US/khomeynistes/Israël/Liban)?

Puisque certains se plaignent, à juste titre comme on va le lire, de voir ces protocoles ou mémorandum-cadres être commentés par les “toutologues” des plateaux autorisés en considérant que les US et Israël auraient “perdu”, et ce parfois, sans les avoir lu (!) lisons-les dans leur intégralité (paru pour le premier sur Time France) et le second sur Time of Israël : (pas de commentaires, hormis le final, et si tout de même des interrogations fleurissent elles seront seulement soulignées en gras).

1. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, en signant le présent protocole d’accord, déclarent la cessation immédiate et définitive (!!) des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s’engagent dès à présent à ne lancer aucune guerre ni aucune opération militaire l’un contre l’autre, à s’abstenir de toute menace ou recours à la force l’un contre l’autre, et à garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban. L’accord final confirmera la cessation définitive de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que les autres dispositions du présent paragraphe.

2. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, et à s’abstenir de toute ingérence dans leurs affaires intérieures respectives.

3. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran s’engagent à négocier et à conclure l’accord définitif dans un délai maximal de 60 jours, prolongeable d’un commun accord.

4. Dès la signature du présent protocole d’accord, les États-Unis d’Amérique commenceront à lever leur blocus naval et toute perturbation ou entrave à l’encontre de la République islamique d’Iran, et mettront pleinement fin au blocus naval dans un délai de 30 jours. Pendant cette période, le trafic maritime sera rétabli par la République islamique d’Iran à un niveau d’avant-guerre. Les États-Unis d’Amérique s’engagent en outre à retirer leurs forces des alentours de la République islamique d’Iran dans les 30 jours suivant la conclusion de l’accord définitif.

5. Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant 60 jours uniquement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice versa. Le trafic des navires commerciaux reprendra immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours.
La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz.

6. Les États-Unis d’Amérique s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif et convenu d’un commun accord, d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars américains, pour la reconstruction et le développement économique de la République islamique d’Iran. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan sera finalisé dans le cadre d’un accord définitif d’ici 60 jours. Toutes les licences, dérogations et autorisations requises pour les transactions financières concernées seront accordées par les États-Unis d’Amérique.

7. Les États-Unis d’Amérique s’engagent à lever tous les types de sanctions à l’encontre de la République islamique d’Iran, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, les résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et toutes les sanctions unilatérales américaines, primaires et secondaires, selon un calendrier convenu dans le cadre de l’accord final. La République islamique d’Iran et les États-Unis d’Amérique reconnaissent l’importance cruciale de la question de la levée des sanctions susmentionnée et ont exprimé leur intention d’aborder immédiatement ces questions lors des négociations afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet.

8. La République islamique d’Iran réaffirme qu’elle ne se procurera ni ne mettra au point d’armes nucléaires. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran ont convenu de régler la question de l’élimination des stocks de matières enrichies selon un mécanisme qui sera convenu d’un commun accord, conformément au calendrier mentionné au paragraphe sept, la méthode minimale consistant en une dilution sur site sous la supervision de l’AIEA.
Les deux parties ont également convenu d’examiner la question de l’enrichissement ainsi que d’autres points convenus d’un commun accord relatifs aux besoins nucléaires de la République islamique d’Iran, sur la base d’un cadre satisfaisant qui sera convenu dans l’accord final. L’accord final confirmera les dispositions du présent paragraphe. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran ont reconnu l’importance cruciale des questions nucléaires susmentionnées et ont exprimé leur intention de les aborder immédiatement dans le cadre des négociations afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet.

9. Dans l’attente de l’accord final, les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran conviennent de maintenir le statu quo. La République islamique d’Iran maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire et les États-Unis d’Amérique n’imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région.

10. Les États-Unis d’Amérique s’engagent à ce que, dès la signature du présent protocole d’accord et jusqu’à la levée des sanctions, le département du Trésor américain accorde des dérogations pour l’exportation de pétrole brut, de produits pétroliers et dérivés iraniens, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc.

11. Les États-Unis d’Amérique s’engagent à rendre pleinement disponibles les fonds et avoirs gelés ou soumis à des restrictions de la République islamique d’Iran. Dès la mise en œuvre du protocole d’accord, les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran conviendront d’un commun accord, au cours des négociations, des procédures relatives au déblocage de ces fonds. Ces fonds, qu’ils soient conservés sur le compte d’origine ou transférés, seront rendus pleinement utilisables pour effectuer des paiements à tout bénéficiaire final désigné par la banque centrale de la République islamique d’Iran. Les États-Unis d’Amérique s’engagent à délivrer toutes les licences et autorisations nécessaires à cet effet.

12. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran conviennent qu’un mécanisme d’exécution sera mis en place pour veiller à la bonne mise en œuvre du présent protocole d’accord et au respect futur de l’accord final.

13. Après la signature du présent protocole d’accord, et sous réserve du début de la mise en œuvre des paragraphes 1, 4, 5, 10 et 11 du présent protocole d’accord, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran entameront des négociations concernant l’accord final portant exclusivement sur les autres paragraphes.

14. L’accord final sera entériné par une résolution obligatoire du Conseil de sécurité des Nations Unies.

  • Article issu de TIME US – Traduction TIME France

Commentaire final : cette phrase “Les États-Unis d’Amérique s’engagent à délivrer toutes les licences et autorisations nécessaires à cet effet” revient à trois reprises : art. 6, 10, 11… Mais si les US ne les “délivrent” pas, les fonds restent alors gelés, d’où l’harcèlement actuel des khomeynistes et leur rage à au moins recevoir trois milliards cash maintenant (afin de payer leurs milices pour une grande part étrangères selon l’opposition), or ce n’est pas ce que propose l’équipe de Trump, exigeant que ces trois milliards ne soient pas versés en argent mais en biens de première nécessité pour les distribuer à la population … Ce qui va bien dans le sens d’une mauvaise lecture de ce protocole faite par ceux qui n’y voient qu’une reddition américaine. Dont acte.

Observons le second.

US/Liban/Israël :

Voici le texte intégral de l’accord-cadre trilatéral qui a été conclu entre les États-Unis, Israël et le Liban, que les parties ont signé à Washington, DC, en date du 26 juin 2026, et qui prévoit le retrait de l’armée israélienne de certains secteurs du sud-Liban où elle a combattu le Hezbollah :

Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban, avec le soutien total des États-Unis, placés sous la présidence de Donald J. Trump, affirment leur objectif commun qui est d’instaurer une paix et une sécurité durables. Comme le reflète le présent accord-cadre trilatéral (« l’Accord-cadre ») et à travers de futurs accords, les deux pays déclarent leur ambition de mettre un terme au conflit qui les oppose, de garantir la souveraineté et la sécurité de chacun, et d’établir des relations de bon voisinage pacifiques.

1. Israël et le Liban affirment le droit de chaque État à exister en paix, ainsi que leur volonté commune de vivre en sécurité en tant qu’États souverains voisins. Israël et le Liban déclarent par la présente leur intention de mettre définitivement un terme au conflit, de s’attaquer à ses causes profondes et, ce faisant, de mettre officiellement un terme à tout état de guerre entre eux. Ce cadre, qui est le fruit de multiples cycles de négociations directes entre les parties, s’appuie sur les accords et sur les ententes fructueux qui ont été conclus précédemment, et il exprime la détermination à réaliser des progrès irréversibles vers le règlement global de toutes les questions entre les deux pays. Les deux pays affirment leur intention de résoudre ces questions en tant qu’États souverains par le biais de négociations bilatérales directes, avec la médiation et avec le soutien des États-Unis.

2. Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban s’engagent à suivre un processus réciproque et progressif, assorti de conditions claires, dans le cadre duquel les Forces armées libanaises (FAL) rétabliront leur autorité souveraine effective sur l’ensemble du territoire libanais, sous réserve du désarmement vérifié des groupes armés non-étatiques et du démantèlement des infrastructures associées – ce qui permettra à Tsahal de se redéployer progressivement hors du territoire libanais. Les éléments constitutifs de ce processus seront détaillés dans une annexe relative à la sécurité, une annexe élaborée avec le plein soutien des États-Unis, qui viendra compléter le présent cadre. Ce cadre définira les mesures requises, les dispositions en matière de sécurité et les mécanismes de vérification nécessaires pour faire avancer ce processus. La mise en œuvre réussie de ce cadre ouvrira la voie à des relations stables et pacifiques entre les deux pays et elle permettra à l’armée israélienne de se redéployer hors du territoire libanais.

3. Conformément à l’annexe sur la sécurité et dans le cadre des efforts plus larges qui visent à assurer le monopole de l’État libanais sur les armes et le contrôle souverain de son territoire, les Forces armées libanaises (FAL) assumeront progressivement la responsabilité pleine et effective de la sécurité dans des zones-pilotes, qui serviront de mécanisme pour les redéploiements progressifs et vérifiés de l’armée israélienne et les déploiements des FAL. Deux zones initiales ont été convenues par l’armée israélienne et les FLA, et les futures zones-pilotes feront également l’objet d’un accord par consentement mutuel. Dès confirmation du désarmement effectif des groupes armés non étatiques et du démantèlement de leurs infrastructures dans ces zones, les FLA assumeront la responsabilité pleine et effective de la sécurité dans ces zones, les efforts de reconstruction soutenus par la communauté internationale commenceront et les civils libanais pourront retourner en toute sécurité dans ces zones placées sous le contrôle exclusif des autorités de l’État libanais.

Les États-Unis ont l’intention de travailler en étroite collaboration avec les deux pays pour vérifier et pour soutenir ce processus.

4. Le gouvernement libanais réaffirme son engagement résolu et irréversible à rétablir et à exercer sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Le gouvernement libanais rétablira le monopole de l’État sur l’usage de la force, il parviendra au désarmement complet et vérifié de tous les groupes armés non-étatiques, et il veillera à ce que ces groupes n’aient aucun rôle militaire ou sécuritaire et qu’ils ne disposent d’aucune capacité armée, partout au Liban. Le gouvernement libanais sollicite par la présente le soutien de ses partenaires internationaux, et en particulier arabes, sous la houlette des États-Unis, pour atteindre cet objectif.

5. Le gouvernement israélien souligne que ses actions militaires au Liban sont uniquement la conséquence des attaques, de la menace que représentent les groupes armés non-étatiques et leurs intentions hostiles, en particulier le Hezbollah. Le gouvernement israélien insiste sur le fait que la fin de cette menace, grâce au désarmement et au démantèlement de ces groupes sur l’ensemble du territoire libanais, grâce aussi à des mesures supplémentaires en matière de sécurité à convenir entre les deux pays, rendra superflue toute action militaire ou présence future de l’armée israélienne au Liban. Conformément à ce qui précède, le gouvernement israélien déclare n’avoir aucune ambition territoriale au Liban.

6. Le gouvernement libanais, conformément à la Charte des Nations Unies et dans l’exercice de son autorité souveraine, réaffirme que ses forces de sécurité assument la responsabilité exclusive de la sécurité et de la défense du Liban et que le gouvernement libanais détient l’autorité souveraine exclusive de faire la guerre et de conclure la paix. Le gouvernement libanais rejette toute prétention d’un État ou d’un acteur non étatique à recourir à la force en son nom sans son autorisation explicite, et réaffirme que toute prétention d’un État ou d’un acteur non étatique à exercer un rôle militaire ou de sécurité est illégale au regard des décisions du gouvernement libanais et contraire aux intérêts nationaux libanais.

7. Le gouvernement libanais et le gouvernement israélien affirment qu’aucune disposition du présent cadre ne les empêche d’exercer leur droit inhérent à la légitime défense, tel que reconnu par la Charte des Nations unies et conformément au droit international applicable, et ils réaffirment qu’aucune tierce partie ne peut exercer ce droit en leur nom. Les deux gouvernements s’engagent à mettre en place un groupe de coordination militaire, avec le soutien et la participation des États-Unis, afin d’assurer la mise en œuvre globale du présent cadre.

8. Les deux pays affirment qu’ils partagent l’objectif d’un Liban sûr et reconstruit, sous la pleine souveraineté de l’État libanais, dans lequel aucun groupe armé non étatique ne constitue une menace pour Israël, pour le Liban ou pour les citoyens de l’un ou l’autre pays. En outre, les deux pays reconnaissent que le rétablissement de la sécurité dans le Sud-Liban grâce au déploiement des Forces armées libanaises (FAL), le retour en toute sécurité de sa population civile et la sécurité des communautés du nord d’Israël sont essentiels à la stabilité et à la paix à long terme.

9. Le gouvernement libanais s’engage à mettre en œuvre un programme rigoureux, axé sur les résultats, visant à permettre aux Forces armées libanaises (FAL) d’exercer un contrôle militaire et sécuritaire total au sein du Liban, conformément aux dispositions de sécurité convenues dans le cadre des négociations, ainsi qu’à procéder au désarmement de tous les groupes armés non étatiques et à exercer une autorité effective sur l’ensemble du territoire libanais. Le gouvernement libanais se félicite de la volonté des États-Unis de soutenir ces efforts, tout en reconnaissant que toute nouvelle aide américaine sera strictement subordonnée à des étapes vérifiables, à une transparence totale, à des résultats tangibles et à un suivi continu. Cet effort permettra le rétablissement sûr et ordonné de la souveraineté libanaise, contribuant ainsi à la stabilité et à la sécurité plus larges de l’ensemble du Moyen-Orient.

10. Par ailleurs et simultanément, les États-Unis mobiliseront leurs partenaires internationaux afin qu’ils soutiennent activement le gouvernement libanais dans la reconstruction du pays, la remise en état des infrastructures, la relance de l’économie et la création de perspectives de prospérité. Cela devrait notamment inclure la mobilisation d’une aide substantielle à la reconstruction et d’une aide humanitaire en faveur du Liban, ainsi que des programmes de relance économique et des initiatives d’investissement, afin que le Liban puisse se remettre de plusieurs années de conflit et offrir un avenir meilleur à tous ses citoyens.

11. Le Liban et les États-Unis s’engagent à empêcher que des fonds ne soient versés à toute entité, organisation ou personne affiliée à des groupes armés non étatiques et à prendre les mesures juridiques disponibles pour interdire les activités de toute entité, organisation ou personne de ce type. Le gouvernement libanais s’engage explicitement à empêcher que les fonds de reconstruction ne soient détournés au profit de groupes armés non étatiques et d’entités qui leur sont liées.

12. Dès la signature du présent cadre, les deux pays s’emploieront à mettre en place des groupes de travail qui seront chargés de rédiger l’accord global de paix et de sécurité. De plus, afin d’atteindre les objectifs du cadre, les deux gouvernements mettront immédiatement en place des volets complémentaires de dialogue direct et continu, facilités par les États-Unis. Les deux gouvernements s’engagent à agir de bonne foi jusqu’à ce qu’une paix complète et durable soit instaurée, apportant sécurité, stabilité et prospérité aux peuples d’Israël et du Liban.

13. Conformément à leurs objectifs communs visant à établir des relations stables et pacifiques, Israël et le Liban s’engagent à prendre des mesures de bonne foi témoignant d’une intention positive, notamment la cessation de toute action hostile ou préjudiciable au sein des instances politiques ou juridiques internationales, et s’engagent à œuvrer à la recherche et à la restitution des dépouilles ainsi qu’à la libération des détenus.
14. Les deux gouvernements reconnaissent le rôle joué par les États-Unis dans le soutien apporté à leurs efforts visant à mettre fin à des décennies de conflit et à instaurer une stabilité durable ainsi qu’une paix globale entre les deux pays, et expriment leur profonde gratitude pour la vision et le leadership du président Donald J. Trump.

Signé à Washington DC le 26 juin 2026, en trois exemplaires originaux, en langue anglaise.

Commentaire final : c’est si suffisamment explicite que l’on se demande pourquoi le gouvernement macronien rappelle des lapalissades, parle de “contribution” alors que le meilleur moyen de le faire aurait été d’aider le gouvernement libanais à rétablir sa souveraineté envers ces groupes “non étatiques” qui prétendent parler en son nom…

PS : voir cette vidéo édifiante montrant comment certains activistes sont payés pour le faire : https://www.facebook.com/reel/615621527634355


En savoir plus sur Resiliencetv.fr de l'Observatoire International des Libertés (OIL) est avec vous depuis 2005

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


En savoir plus sur Resiliencetv.fr de l'Observatoire International des Libertés (OIL) est avec vous depuis 2005

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture