Le « processus de paix » ou le risque de guerre

(Lu sur Objectif-Info ) Jusqu'à il y a peu, les relations entre Israël et les palestiniens semblaient aller dans la bonne direction.

 

Mais au moment où la vie semblait revenir à la normale en Cisjordanie et à Gaza, alors que pour la première fois depuis de nombreuses années Israéliens et Palestiniens parlaient de sécurité et de coopération économique, l'administration américaine a demandé la reprise du « processus de paix ».

 

La reprise des conversations de paix entre Israël et les Palestiniens est aujourd'hui en train de réduire à néant la plupart des succès auxquels les deux parties étaient parvenues ces dernières années.

 

Les tensions entre les Israéliens et Palestiniens se sont aggravées comme jamais depuis que le président Barak Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton ont forcé les deux parties à s'asseoir à la table des négociations.

 

Maintenant qu'ils ont été forcés de discuter des questions sensibles qu'ils auraient préféré éviter à cette étape, Israël et les Palestiniens ont repris la rhétorique des accusations réciproques.

 

Il aurait été préférable qu'Obama et Clinton attendent un peu plus longtemps pour des conversations de paix et qu'en même temps, ils encouragent Israéliens et Palestiniens à poursuivre leurs efforts pour apaiser la situation. Quand le président Bill Clinton a tenté en 2000 de les forcer à signer un accord qu'aucune des deux parties ne pouvait accepter, il en est résulté une intifada armée qui a coûté la vie de milliers de Palestiniens et d'Israéliens.

 

Le processus de paix est retour mais il en est de même des tensions entre Israéliens et Palestiniens. Plus les pressions américaines sont fortes, plus les deux parties se rapprochent d'une nouvelle confrontation.

 

La situation d'aujourd'hui est meilleure que celle d'il y a quelques années, au moins du point de vue de la population palestinienne.

 

Depuis qu'Israël a graduellement réduit les restrictions de circulation pour raisons de sécurité, permettant aux Palestiniens une plus grande liberté de déplacement et de travail, le gouvernement de l'autorité palestinienne de Salam Fayyad a fait des progrès vers la restauration du droit et de l'ordre public, et il a combattu la corruption financière.

 

La coordination de sécurité entre Israël et les Palestiniens est l'une des principales raisons du calme relatif qui prévaut aujourd'hui en Cisjordanie.

 

Les deux parties ont un intérêt commun à empêcher le Hamas d'étendre son contrôle à la Cisjordanie. C'est la raison pour laquelle des centaines de ses partisans ont été emprisonnés sans procès dans les établissements pénitentiaires des Palestiniens de Cisjordanie.

 

C'est aussi la raison pour laquelle des dizaines d'institutions affiliées au Hamas en Cisjordanie ont été fermées par les forces palestiniennes de sécurité entraînée par les Américains. De plus, le gouvernement Fayyad à licencié des milliers de fonctionnaires suspects de liens avec le Hamas.

 

La coordination de sécurité, surtout dans le domaine du renseignement, a eu pour conséquence l'élimination d'un grand nombre de cellules terroristes du Hamas qui opéraient en Cisjordanie. L'une de ces cellules terroristes a été responsable de l'attaque qui a coûté la vie à 4 Israéliens lors du lancement des conversations directes patronnées par les États-Unis à Washington, le mois dernier.

 

Au moment où ces phénomènes positifs se produisaient en Cisjordanie, on enregistrait aussi des améliorations dans les relations entre la Bande de Gaza Israël. Depuis un an à présent, Israël et le Hamas semblent s'en tenir à un cessez-le-feu non officiel suite à la levée partielle du blocus contre la Bande de Gaza.

 

La dernière guerre à Gaza a eu un effet de dissuasion sur le Hamas. Ses dirigeants semblent être parvenus à la conclusion qu'une nouvelle guerre contre Israël coûterait au mouvement islamiste un prix élevé plus élevé que celui qu'il a payé au cours de l'opération Plomb Fondu.

 

Après tout, le Hamas a intérêt à rester au pouvoir. Une confrontation avec Israël l'affaiblirait indubitablement et pourrait même mettre fin à son contrôle sur la Bande de Gaza.
 

Khaled Abu Toameh, journaliste arabes palestinien, pour The Hudson Institute New York

 

Traduction : Objectif-info
 
Victor Perez 7/11/2010

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