Sociologie de la misère et misère de la sociologie

Les voitures qui brûlent? C’est la faute de la société! Les écoles incendiées? C’est la société qui y aurait mis le feu! Les églises, les gymnases, les autobus, les bâtiments publics, les magasins, etc. consumés par le feu purificateur? L’incendiaire aurait pour nom «société». Tout serait causé par la pauvreté, le chômage, les discriminations. Comme le vocable «société» est extensible aux dimensions du cosmos, les sociologues y fourrent tout ce qui leur passe dans la tête: République, France, racisme, vous et moi, SDF et EDF, colonisation, esclavage, cages d’escalier, HLM, Sécu, etc. Il n’est rien au monde qui ne soit pas «social»: même les allumettes le sont. Voilà les explications clés en main que déclament à tous les vents du monde les bardes aveugles de la sociologie.

La misère est leur Satan. Un Pakistanais transforme-t-il une jeune femme qui refusait ses avances en torche vivante? Les sociologues de la misérable Ligue des Droits de l’Homme y voient la preuve de «la violence et de l’archaïsme des rapports de sexe dans lesquels vit encore la société française». Combien de litres d’essence faut-il acheter pour brûler dix mille voitures, deux cents autobus, vingt écoles, des gymnases de cinq cents mètres carrés, des églises, des poubelles, de grandes et de petites surfaces, des boutiques, deux synagogues? Dix mille, vingt mille, cent mille? À plus d’un euro le litre, mettre le feu aux banlieues coûte très cher: ça exige investissements, logistique, modes d’approvisionnement sûrs, qui sont hors de portée des pauvres. Seuls les nantis peuvent s’offrir autant de litres d’essence. Quand ils se pavanent devant les cameras, ils arborent les signes de la richesse: vêtements griffés et casquettes de marque.

(Pour lire la suite : Liberty Vox)

22/2/2007

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