7 février 2023
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Le quotidien dans un quartier de voyous

Mes ennuis ont commencé – voiture arrêtée quand je rentrais tard, menaces, gestes de provocation à caractère sexuel, et un jour, arrêt dans la rue, en voiture, n’ai pas bougé, la bande me provoquait et m’insultait et m’empêchait de passer – Enfin, le coup final, on m’a envoyé une pierre qui a cassé mes vitres et est passée à quelques centimètres de ma tête ! La police n’en revenait pas – quelle adresse ! Si ce talent était utilisé pour une bonne cause ! J’étais au 4è ! Un voisin a vu la bande mais même avec les flics lui disant qu’ils ne diraient pas qui avait dénoncé, cet homme terrorisé n’a jamais osé témoigner – Lâcheté, la peur.

J’avais moins peur que lui ! Bon ! Je ne suis pas Zorro – Quand même – J’ai donc décidé de quitter ce quartier – La dernière réunion avec la mairie, police etc .. le maire avait adopté le langage de la gauche de l’époque: on va essayer d’agir mais ce n’est pas aussi grave na, na, ce que j’entends avec la gauche, encore ! ON EXAGERE

Et quand nous avons descendu l’escalier de la mairie avec le collègue directeur de l’ école à côté de moi , il m’a dit ” tu vois, Mireille, comment on perd les élections ? ” C’était juste avant. C’était en 2002 et la gauche a perdu les élections et Le Pen était 2è tour ! Un certain 21 Avril. Ce que j’ai vu et compris dans ce quartier, je ne l’oublierai jamais. La petite instit qui venait d’un quartier tranquille (le 3e à Lyon c’est BCBG) n’avait jamais été traitée de p.. et menacée comme ça – Je suis très pessimiste sur l’avenir – je pense que c’est trop tard pour redresser la situation – Mais on ne me fera jamais plaindre les voyous ! Je plains par contre les gens qui sont obligés de vivre avec eux et je voudrais qu’ils puissent s’en sortir, ceux qui le souhaitent.


Paru dans Respublica N°395 Lundi 7 Novembre 2005

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