29 janvier 2023
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Libéralisme & capitalisme (1)

Il est vrai que le jugement de Marx est sans appel : « le capitalisme est l’exploitation de l’homme par l’homme ». Mais c’est faire preuve de grande faiblesse que de cautionner les définitions qui sont données – et imposées – par les ennemis du capitalisme.
C’est oublier que le capitalisme est le seul système économique qui fonctionne dans les faits, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités. On peut imaginer dans l’absolu une quantité inouïe d’autres systèmes bien meilleurs parce que postulés parfaits. Mais ils n’ont jamais existé dans la pratique si ce n’est dans la tête des scientistes, des dictateurs, des fanfarons et des charlatans. On peut attendre toute sa vie la femme ou l’homme de ses rêves…et on passe à côté d’un homme ou d’une femme qui existe vraiment.

Le capitalisme existe et, comme il n’a pas la prétention d’être parfait ou achevé, il est perfectible comme tout ce qui relève de l’humain et de l’humanité. Je le reconnais volontiers et là est toute sa force. Quand l’économie planifiée est le chêne, l’économie de marché s’apparente au roseau de la célèbre fable. Elle plie mais ne rompt pas sous les vents turbulents de la mondialisation. Tous les autres systèmes qui l’ont précédé, ou qui ont voulu se substituer au capitalisme, se sont toujours construits sur la négation de l’individu, soit qu’ils étaient collectivistes ou totalitaires (communisme, national-socialisme), soit qu’ils étaient corporatistes, fondés sur les ordres ou les castes (féodal). Dans ces systèmes, il y avait déjà exploitation et inégalités, mais avec la croissance économique et l’élévation du niveau de vie en moins.
Ce ne sont donc pas l’exploitation et l’inégalité qui sont spécifiques au capitalisme, c’est bien plutôt la croissance et l’élévation du niveau de vie. C’est bien cela qui est radicalement nouveau à l’échelle de l’histoire humaine.

Et si le capitalisme, c’était l’exploitation de l’homme pour l’homme ? Comme un terrain fertile en friche, un homme « non exploité » est un capital humain non valorisé. Et la première victime de cet abandon, c’est l’homme lui-même. Le capitalisme est si ancré dans la nature humaine que sa négation implique la négation de l’homme lui-même. La haine du capitalisme repose sur une haine de l’homme par l’homme. Par certains aspects, la glorification de la nature, qui peut à tout moment devenir une véritable dictature écologique, renvoie à une détestation de l’homme : la nature serait pure tandis que l’homme détruit et pervertit…

Pour en lire plus : http://caccomo.blogspot.com/

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