D’un côté s’active ce que l’on peut encore appeler du cinéma nouant deux tensions sourdes, celles du témoignage et de l’analyse, toutes deux scrutant des cerveaux asphyxiés par leur propre haine ; de l’autre, la dérive du cinéma français met en scène la morgue d’un Enfant du Siècle.
Le premier est présenté à Cannes hors compétition : il ne faut pas froisser les susceptibilités clame-t-on sur les ondes ; le second représente la France à la façon de ces chanteurs de l’Eurovision qui arrivent toujours avant-dernier. Le premier dérange parce qu’un journaliste ne doit pas mourir égorgé comme une bête maudite, il est donc écarté ; le second affiche sa dérive comme une légion d’honneur que Breillat recevra bientôt au train où vont si mal les choses.

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