3 février 2023
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Eux au moins ils appellent un chat un chat

Le correspondant de la télévision « ANB » souligne par ailleurs que l’armée libanaise riposte aux tirs du Fatah Al-Islam, utilisant les armes lourdes et les canons de campagne. Trois bâtiments servant de repères aux terroristes ont été détruits à l’intérieur du camp. Les accrochages, qui ont commencé sur le front nord et est du camp, se déroulent actuellement sur le côté sud et ouest (la façade maritime du camp), où des unités de mécanisées de l’armée sont engagées sur le terrain, près du lieu-dit « la mosquée Abou Ali ». Les terroristes utilisent les roquettes anti-chars de type RPG et les mitrailleuses lourdes pour défendre leurs positions.

Autre son de cloche dans Le Monde qui écrit en légende : “Des soldats libanais chargés de sécuriser le camp de Nahr al-Bared, dans le nord du pays, où se sont retranchés les activistes du Fatah al-Islam”.

Idem pour Le Figaro malgré un titre allécheur qui parle de djihadistes : ” Près du camp de Nahr al-Bared, des soldats libanais ripostent aux tirs des quelque 200 activistes de Fatah al-Islam, qui, malgré leur infériorité, résistent depuis une semaine à l’armée” .

Idem pour Libération qui cite tout de même un Palestinien : : «Nous n’avons rien à voir avec ces terroristes. Laissez-nous vivre en paix!» Mais dans l’ensemble le corps de l’article est très compréhensif :

” Selon les témoignages, la plupart de ces combattants auraient une vingtaine d’années. Partant au front parfois pieds nus, persuadés d’être promis au paradis, ils prendraient tous les risques. Malgré tout, ils se tiendraient relativement loin des zones d’habitations, circulant dans leurs quartiers ou menant des opérations contre les positions de l’armée. «Ils ne nous ont jamais directement pris pour cibles ou menacés, affirme Achraf, membre d’une ONG palestinienne. La plupart des gens qui ont été tués sont tombés sous les obus de l’armée qui tiraient au hasard, pas sous les balles de Fatah al-Islam.»
Sauvetage. Ces pilonnages aveugles ont presque fait naître un sentiment de sympathie envers les islamistes. De nombreuses histoires circulent déjà. Comme celle de ce combattant, qui ayant reçu six balles dans le dos, est reparti au front sitôt après se les être fait extraire. Ou celle de cette vieille femme, coincée dans une maison en flammes, sauvée par un salafiste. «Personne dans le camp ne les soutient. Mais si l’armée continue à nous pilonner, on va finir par les rejoindre. On en a marre d’être traités comme des chiens», finit par prévenir un adolescent qui tourne en rond dans la cour d’une école. Il resterait près de 5 000 personnes à Nahr al-Bared.
Encore une fois, les Palestiniens ont l’impression que leur vie vaut bien peu de chose dans ce pays. Déjà exclus géographiquement (la plupart des 350 000 réfugiés du Liban résident dans des camps misérables), privés de droits civiques, soumis en matière de droit au travail au régime réservé aux étrangers, maintenant victimes collatérales des affrontements entre l’armée et Fatah al-Islam, ils désespèrent que leur sort n’émeuve jamais une population qui les tient souvent pour responsables de la guerre civile (1975-1990). Pourtant, depuis la fin du conflit, ils avaient pris soin de rester en marge de la vie politique locale et de collaborer avec les autorités du pays”.

Preuve s’il en est du parti pris radical des médias français….

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