29 janvier 2023
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Boycott anti-israélien des enseignants britanniques

Les enseignants britanniques ont-ils donné le coup d’envoi à une nouvelle campagne anti-israélienne ? En Israël où les réactions sont scandalisées, on compte pourtant sur les bonnes relations avec le Royaume Uni pour neutraliser les effets du boycott universitaire. Le gouvernement de Tony Blair n’a d’ailleurs pas caché son embarras, mettant en avant l’importance de la liberté d’opinion, tout en déplorant le caractère discutable de ce genre de campagne. Côté israélien, la ministre de l’Education, Yuli Tamir, a annoncé qu’elle saisirait son homologue britannique pour lui demander d’intercéder auprès des doyens des différentes universités. Le ministre des Affaires Sociales, Itshak Herzog, également en charge des problèmes d’antisémitisme, a qualifié le boycott de décision discriminatoire et partiale, « d’autant plus déplorable qu’elle vient d’un pays ami ».

Le Professeur Uriel Reichman, président du Centre Interdisciplinaire de Herzliya a comparé le vote du syndicat britannique à la politique de ‘Judenrein’ par laquelle les nazis avaient exclu les Juifs de toutes les institutions publiques. Les enseignants et les étudiants israéliens redoutent en effet que cette mesure n’aie de graves répercussions sur leur activité, en les empêchant de publier leurs travaux, d’être reçus sur les campus britanniques, ou de participer à des programmes de recherche, mais ils craignent aussi que le mouvement ne se propage à d’autres pays.

Le ministre israélien de l’Intégration Zeev Boïm a annoncé son intention de lancer un contre-boycott et a demandé à la communauté juive de Grande Bretagne de cesser tout mécénat d’universités britanniques. Aux Etats-Unis, la fondation américaine Goldhirsh, qui distribue chaque année 150 millions de dollars pour la recherche contre le cancer, a pour sa part décidé de ne plus fournir de bourse à des chercheurs de Grande Bretagne.

Mais cette nouvelle tentative d’ostraciser Israël pourrait être suivie par un autre syndicat britannique, celui de la fonction publique, qui a déjà averti la centrale syndicale israélienne qu’il mettrait au vote dans quelques semaines une motion de proscription, en proposant aux fonctionnaires de Grande Bretagne de rompre toute relation économique et culturelle avec Israël. Une décision qui pourrait se révéler dangereuse, a averti le patron de la Histadrut, Ofer Eini, qui a précisé que le syndicat britannique UNISON, avec plus d’un million d’adhérents, pourrait causer des dégâts substantiels à l’économie israélienne, d’autant que cette organisation a fait savoir qu’elle tenterait de rallier d’autres groupes à sa cause “.

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