28 octobre 2021

Le Pentagone brise le tabou de l’Islam

Les politiciens de Washington ont fait très attention à distinguer dans la guerre au terrorisme entre l’Islam et les terroristes. La distinction est restée en travers de la gorge des conservateurs qui y voient une faible différence.

Un discours peu remarqué du Président Bush en octobre leur a donné un peu d’espoir. Dans un mouvement rhétorique majeur, il a décrit l’ennemi en tant que " radicaux islamiques " et non pas seulement des " terroristes ", bien qu’il continue de nier que le radicalisme ait rien à voir avec leur religion.
Maintenant pour la première fois, une agence essentielle de renseignement du Pentagone impliquée dans la sécurité intérieure examine les textes sacrés de l’Islam pour déterminer si l’Islam se radicalise sous l’influence des terroristes or si il est déjà radical. Les ‘huiles’ militaires veulent une meilleure compréhension de ce qui motive les insurgés en Irak, et les terroristes dans le monde, y compris ceux en Amérique qui peuvent se préparer à frapper des bases militaires domestiques. L’ennemi semble infatigable, même plus actif aujourd’hui qu’avant le 11 septembre.
Les terroristes sont-ils vraiment motivés par des démons personnels et des politiques intéressés ? Ou sont-ils mûs par la religion, suivent-ils un manuel de guerre contenu dans leurs écritures ?
Des réponses sont difficiles à obtenir. Pendant quatre ans de guerre au terrorisme, les officiels américains du renseignement m’ont dit qu’il n’existe pas d’études de base du prophète musulman Muhammad ou de sa doctrine idéologique ou militaire, trouvées soit à la CIA ou à l’Agence de Renseignement de la Défense, ou même dans les Ecoles de Guerre.

Mais cela commence à changer lentement à mesure que le Pentagone développe une nouvelle stratégie pour prendre en charge la menace des terroristes islamiques grâce à son agence de renseignement peu connue appelée "Activité de Contre Renseignement de Terrain " [initiales CIFA en anglais, ndt], qui emploie des centaines d’enquêteurs et d’analystes pour aider à coordonner les efforts de sécurité du Pentagone sur notre territoire et à l’étranger. La CIFA soutient aussi le commandement Nord dans le Colorado, qui a été établi après le 11 septembre pour aider les forces militaires à réagir aux menaces terroristes sur les Etats Unis continentaux.

Prendre en charge la menace à un niveau tactique et opérationnel par des contre frappes et la capture s’est révélé seulement marginalement efficace. Aujourd’hui, les chefs militaires veulent le combattre d’un point de vue stratégique, en utilisant la guerre de l’information, entre autres. Une part critique de cette stratégie implique l’étude de l’Islam, y compris le Coran et les hadiths, ou les traditions de Mohammed. " Aujourd’hui nous sommes confrontés avec une menace dépourvue d’Etat qui ne possède pas d’entités cibles à un niveau stratégique : pas de capitaux, pas de base économique, pas de formations ou d’installations militaires ", déclare une nouvelle mise au point du Pentagone que j’ai obtenue.
" Pourtant, l’Islam politique mène un bataille idéologique contre le monde non islamique à un niveau tactique, opérationnel, et stratégique. La réponse occidentale est centrée au niveau tactique et opérationnel, laissant le niveau stratégique – l’Islam – sans réponse ".

Jusqu’à présent, les conclusions des analystes du renseignement assignés au projet, comprenant à la fois des contractuels privés, et des officiels militaires de carrière, contredisent la notion communément admise que l’islam serait une religion de paix, détournée ou distordue par des terroristes. Ils ont découvert que les terroristes pour la plus grande part suivent une doctrine de guerre combattante articulée à travers Mohammed dans le Coran, explicitée dans les hadiths, codifiée dans la loi islamique ou sharia, et renforcée par de récentes interprétations ou fatwahs.
" L’Islam est un engin idéologique de guerre (jihad) ", conclut le document de mise au point sensible du Pentagone. Et personne ne se préoccupe de son extinction ".
Pourquoi ? Une raison majeure déclare la mise au point, est la large " indécision du gouvernement à savoir si l’Islam est radical ou s’il a été radicalisé ".
Alors, quel est-il ? "Des rapports stratégiques suggèrent que l’Islam est radical par nature ", selon la mise au point qui cite les 26 chapitres du Coran traitant du jihad violent et des exemples du prophète musulman, qui dit qu’il a parrainé " terreur et massacre ", contre des infidèles. " Les comportements de Mohammed aujourd’hui seraient définis comme radicaux ", déclare le document de la défense, et des Musulmans d’aujourd’hui sont entraînés à suivre son exemple par leur livre saint " militant ". Il ajoute : Des chefs occidentaux ne peuvent plus se permettre de négliger " les caractéristiques du culte de l’Islam ".

Il lie aussi la charité des Musulmans à la guerre. La ‘Zakat’, l’aumône constituant un pilier de l’Islam, est décrite dans la mise au point comme " un mécanisme asymétrique pour financer le combat guerrier ". Ce qui en anglais se traduit par : Soutien au combat sous le déguisement de la dîme. Parmi les huit catégories obligatoires de débours de dons charitables musulmans, il relève que deux financent le jihad, ou guerre sainte. En effet, les autorités ont pisté la trace de millions de dollars reçus par les principaux groupes de terreur jihadistes comme le Hamas et al Qaïda en provenance d’Arabie saoudite et d’autres " œuvres charitables " ainsi que des œuvres charitables musulmanes américaines, comme la " Fondation pour la Terre Sainte " [Holy Land Foundation].
Selon le Coran, le jihad n’est pas quelque chose qu’un Musulman peut éviter. Il exige que des fidèles physiquement aptes se joignent au combat. Les inaptes – femmes et hommes âgés – ne sont pas exemptés, ils doivent donner " aile et aide " (Sourate 8 : 74) à ceux qui combattent les infidèles pour la cause d’Allah.
En analysant la menace sur le front domestique, la mise au point du Pentagone tire ses conclusions peut-être les plus troublantes. Elle avance l’argument que les USA n’ont pas souffert d’attaques de rebelles dispersés – à l’opposé de l’attaque concentrée et catastrophique par al Qaïda le 11 septembre – en grande partie parce qu’il y a une population musulmane relativement petite. Mais cela pourrait changer avec la croissance de la minorité musulmane qui gagne en influence.

Le document interne explique que l’Islam divise le jihad offensif en " une stratégie d’attaque en trois phases " pour gagner le contrôle des territoires pour Allah.
La première phase est la " mecquoise ", ou période affaiblie, où une petite minorité musulmane s’affirme à travers des mesures largement pacifiques et politiques, impliquant des ONG islamiques – comme la Société Islamique d’Amérique du Nord [initiales CAIR en anglais, ndt] , dont les chefs expriment dans des enregistrements leur désir d’islamiser l’Amérique.
Dans la seconde phase de " préparation ", une minorité musulmane " raisonnablement influente " commence à devenir plus militante. La mise au point utilise la Grande Bretagne et la Hollande comme exemples.
Et à la période finale du jihad, ou " étape de Médine ", une forte minorité utilise la force et du pouvoir pour se soulever contre la majorité, comme la jeunesse musulmane l’a récemment démontré en terrorisant la France, note le document du Pentagone.

Il note aussi qu’à l’opposé du judaïsme et du christianisme, l’Islam défend l’expansion par la force. Le dernier commandement du jihad, révélé par Mohammed dans le Coran, est de conquérir le monde au nom de l’Islam. La mise au point de la défense ajoute que l’Islam est aussi spécifique en classant les infidèles comme des " ennemis dressés contre lesquels il est légitime de mener une guerre ".
Jusqu’à présent les chefs politiques ne comprennent pas la vraie nature de la menace, dit-il, parce que la communauté du renseignement doit encore les éduquer. Ils pensent encore que les terroristes musulmans, et même les islamikazes à la bombe, sont des " criminels " dépourvus d’esprit, motivés par la " haine de nos libertés ", plutôt que des zélotes religieux motivés par leur foi. Et, par conséquent, nous n’avons pas de vrai plan stratégique pour gagner la guerre contre les jihadistes.
Et même beaucoup d’analystes su renseignement et d’enquêteurs travaillant dans ce domaine avec les unités administratives de lutte contre le terrorisme [Joint Terrorism Task Forces] ont une compréhension superficielle de l’Islam. " Je n’aime pas critiquer nos services de renseignements, parce que nous avons gagné la Guerre Froide ", déclare un officiel du renseignement du commandement nord.
Cependant, toutes ces organisations n’ont fait que des progrès limités pour répondre à la menace actuelle, ou au partage de l’information ". Pourquoi ? " Tous souffrent lourdement du politiquement correct [PC]", explique-t-il.

Le PC infecte toujours le Pentagone, quatre ans après que les jihadistes aient frappé les quartiers généraux de la nation. " " Beaucoup de gens ici ont une compréhension très terre à terre de l’Islam et de la menace islamique ", m’a dit un analyste du renseignement du Pentagone travaillant sur le projet. " Nous avons uns Islam 101, et nous avons besoin d’une Islam 404 ".
La partie la plus difficile pour formuler une réponse stratégique à la menace est de définir l’Islam comme un ennemi politique et militaire. Lorsque cette barrière psychologique aura été traversée, des sources de la défense me déclarent, le développement de contre-mesures – comme l’éducation du public sur la nature de l’Islam et l’exploitation de "points vulnérables critiques " ou de fossés entre la foi musulmane et la communauté pourront commencer.

" La plupart de américains ne réalisent pas que nous sommes en guerre pour notre survie – une guerre qui va se poursuivre pendant des décennies ", prévient l’officiel de Northcom.

Il reste à savoir, cependant, si nos dirigeants politiques pourris de politiquement correct adopteront jamais des mesures aussi controversées.

Décembre 2005

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :