14 août 2020

Macron le mato(u)(n) qui nous voulait du bien

Parmi les automates qui nous servent aujourd’hui de personnel politique et médiatique il est clairement encore le meilleur, n’a-t-il pas gagné ainsi en 2017 en ménageant en même temps la chèvre et le chou ? Ce matou maton joue en effet avec nous, souris de laboratoire amoureuses de leur bourreau, Isabelle Saillot avait raison d’indiquer que nous vivons une expérience façon Milgram à la seule différence que nous nous torturons nous-mêmes, syndrome de Stockholm, alors que la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu, les simulations se sont emballées comme l’indique Nathalie Delépine, et même BHL le dévoile, c’est dire (lorsqu’il compare cette crise avec les millions de morts de la grippe dite asiatique…).

Mais rien n’y fait semble-t-il, comme si fascinés par l’imaginaire de la loi qui nous désigne comme son dépositaire ultime, nous acceptons cette situation d’assistés, renforçant même pour certains l’isolation (la servitude) volontaire comme le souligne David Cumin; même les enfants gâtés ne vont plus brûler la belle voiture de papa et/ou maman; nous voilà à accepter l’inacceptable, la perte volontaire de nos libertés fondamentales ; certes, il serait aisé de rétorquer qu’elle serait provisoire, n’en nous aurions pas seulement que jusqu’au 11 mai ? La belle affaire ! Rappelez-vous l’histoire de cette grenouille qui se trouvait fort à son aise dans de l’eau tiède puis la température montant ce qui n’est pas pour lui déplaire jusqu’à ce qu’elle commence à suffoquer mais ce fut hélas trop tard, chaud devant !…

Cette carotte du 11 mai n’en est pas vraiment une : déjà parce qu’il semble bien que les enfants ne sont pas tant que cela porteurs, ensuite il s’agit de sauver la face des simulateurs avec leur modélisation impétueuse et pédante en simulant cette fois un futur Conseil National de la Résistance afin de préserver tout de même l’élan catastrophiste que ces mêmes modèles nous promettaient d’ici quelques temps, même si les prédictions de certains d’entre-eux données pour l’an 2000 avaient elles aussi échoué sur la grève du Réel, bref en avant pour un été pompeux (et adieu pour le moment, ballade en mer, bain de piscine, restaurants…).

Alors qu’il y a tant à faire, en France, et de part le Monde, pour réellement agir en ce nouveau Moyen-âge techno-urbain avec son imaginaire oscillant entre le tout techno et la nostalgie bucolique des cascades intimes enfouies au fond de nos forêts signifiantes d’autrefois.

C’est donc la course à l’échalote, “on va voir ce qu’on va voir”, la “der des der”, les “lendemains qui chantent” demain (comme aujourd’hui) on rase gratis et so on

Comment peut-on encore les croire sinon grâce à cette fantastique hypnose émanant des livres/écrans, de leur séduction (déjà soulignée par Jean Baudrillard dès son Oublier Foucault) tous ces experts si élégants qui viennent bardés de références illustres (ou pas) nous tester au fond de notre frayeur ayant franchi, eux, le geste barrière, mais pour nous interdit (ou alors nous serions traités de “gilet jaune” comme le fut mousquetaire Didier Raoult) celui de la franchise, cette défense immunitaire montrée du doigt, taxée d’excessive, cataloguée automatiquement d’insignifiante, de déséquilibrée (ou de réactionnaire etc) parce que l’hypocrisie sociale doit continuer son cours, rien ne doit donc être dit, “on verra bien après“, préparons “l’après“, avec les mêmes marionnettes ? Même Guignol aurait été contre.

Pourtant, il serait possible de briser le sortilège en signant cette pétition par exemple appelant à la sortie immédiate de ce confinement inutile (car il y en a d’utiles néanmoins comme la pétition l’indique d’ailleurs) sauf que paralysés par cette responsabilité octroyée en guise de reconnaissance factice nous voilà même hésitant à profiter de l’heure quotidienne concédée, tant les matons médiatiques qui rôdent comme drones de surveillance sermonnent façon nouvelles dames patronnesses ou gardes chiourmes patentés selon les cinquante et une nuances de masochisme psycho-politique qui nous assaillent allant du rire gras à la litote aisée.

Nous voilà donc fort marris. Gros-Jean comme devant. Parce que “je” le vaux bien ?… C’est là la plus belle des illusions en effet.

(Voir cette statistique intéressante à partir du 4ème tableau, je vous laisse le loisir de comprendre pourquoi):

https://www.eficiens.com/coronavirus-nombre-de-morts-par-departement/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *