29 septembre 2022

Le néonazisme pour les nuls

C’est bien sûr contre-intuitif, mais la supériorité du néo-nazisme venant de la gauche néo-léniniste sur le néonazisme venant de la droite ethno-différentialiste consiste à agir sans le dire. C’était déjà le cas pour le léninisme à la différence du fascisme et du nazisme canal historique : le léninisme et encore moins le stalinisme n’annonçaient pas sur tous les toits qu’il fallait éliminer physiquement tous les ennemis du “prolétariat”; ils prenaient des gants en parlant de rhétorique musclée (même Engels le faisait pour justifier la notion de dictature du prolétariat dans son “Anti-Dühring”) et quand ils tuaient quand même pour de vrai c’était indexé au fait de supprimer des “ennemis de classe” et non pas de “race” ou au nom d’un “hygiénisme” ou un “scientisme” comme le fit surtout le nazisme “classique” et aujourd’hui le néonazisme de la Secte S.H.A (scientiste, hygiéniste, affairiste).

D’où la confusion qui court depuis Raymond Aron et malgré la tentative d’Hannah Arendt de “subsumer” ces trois idéocraties dans la notion de “totalitarisme” ; Aron l’admettant mais insistant sur le fait qu’il y a une différence de nature entre les camps de la mort et les camps de travail; or, il s’agit d’une différence de degré, par ailleurs hypocrite, puisque si en effet l’on ne mourrait pas  tout de suite au Goulag (et il y avait des camps de travail sous le nazisme classique) le froid la famine les coups faisaient le reste à moyen terme. Les nazis classiques sélectionnaient en amont ceux qui pouvaient encore servir comme forçats éliminant d’entrée de jeu vieillards malades enfants femmes (mais pas toutes…) puis assassinant les autres lorsqu’ils ne servaient plus à rien ou étaient en surnombre vers la fin.

Sous le léninisme en particulier stalinien l’économie soviétique a tenu principalement pendant des années grâce aux camps de travail ; sans eux elle se serait effondré encore plus vite ; ainsi pendant près de vingt ans des millions de gens membres de l’Empire soviétique sont passés dans les camps et des millions en sont morts ; ne parlons pas du régime maoïste, Polpotien, etc.

La différence peut-être tout de même consiste à ce que les manipulations médicales n’existaient pas en URSS sans doute parce qu’ils n’y croyaient pas considérant que seule la manipulation du milieu et la destruction des dégénérés bourgeois suffisaient.

Aujourd’hui le léninisme s’est refait en France une “santé” à partir des années 68 et grâce à Althusser/Derrida (et à BHL leur fils spirituel) la fascination qu’a toujours eu la gauche pour la force, la contrainte a pu être absorbée comme énergie additionnelle (à la façon des Immortels) tout en la condamnant politiquement officiellement lorsqu’elle vient de la droite, mais la justifiant lorsqu’elle vient de la gauche (Bataille, Blanchot, Badiou) tout en la glorifiant artistiquement et sexuellement (l’apologie de Sade par Foucault par ailleurs défendant la Terreur, de Masoch par Deleuze soutenant les Brigades rouges, la fascination de Sartre pour Genet défendant le terrorisme palestiniste par virilité homo, Le bleu du ciel de Bataille, l’instant de ma mort de Blanchot (étudiés iciTropique du Cancer de Miller (ayant sans doute inspiré Nabe…)Portier de nuit, Salô, Les nuits fauves, Nettoyage à sec… comme témoignages) mais la condamnant aujourd’hui lorsqu’elle provient de petits “blancs”  tout en étant pardonnée juridiquement quand ce sont ses alliés islamofiles qui la créent aujourd’hui car ils n’auraient pas les “codes” sauf qu’ils ne peuvent pas les avoir puisque cela se trouve interdit par les leurs… Cherchez l’erreur….

Et à cette violence politique acceptée et justifiée lorsqu’elle vient de la “gauche” s’ajoute maintenant la violence génitale forçant certains jeunes (adultes) sous influence à manipuler leur “genre” et les autres à renier leur  unisexualité (y compris les “gays” sous pression des “queers” le tout au nom du “progrès”); doublée d’une violence hygiéniste insistant de plus en plus à ce que l’injection expérimentale contre la C19 devienne obligatoire (alors qu’il s’agit d’une maladie aisément soignable par des méthodes classiques) Mélenchon par exemple attendant le feu vert de l’OMS (corrompue pourtant jusqu’à l’os) pour agir et ce sur un ton péremptoire (qui passe pour du talent oratoire).

Puis en final et alors que la gauche “classique” voulait jusqu’à supprimer le mot “race” de la Constitution française, la gauche issue du néo-léninisme ayant également aujourd’hui absorbée l’hygiénisme le scientisme et l’esthétique libidinale fasciste et nazie  a franchi le Rubicon après des années d’apologie du tiers-mondisme et de diabolisation de la colonisation occidentale (restant silencieuse sur celles provenant de ses alliés arabo-musulmans et maoïstes) pour glorifier tout ce qui serait “non blanc” allant jusqu’à justifier un nouveau type de ségrégation (y compris chez les LGBTQIA+) les “intersectionnés” ayant plus de points que les autres pour prendre du galon (comme il a été vu à Lyon dernièrement).

C’est justement la force de ce néo-nazisme principalement venu de la gauche néo-léniniste que de masquer ce processus, d’agir sans le dire, sélectionnant cooptant au sein de la Secte tout adepte désireux de ne pas mourir socialement dans certains secteurs de la production intellectuelle universitaire culturelle, de faire carrière au sein des appareils d’Etat et des ONG, et ce de plus en plus facilement puisque cette Secte a été désormais choisie par l’affairisme globaliste transcourants comme Image Institutionnelle (Disney, Coca…) afin d’accélérer la destruction des différences civilisationnelles, sexuelles, nationales, maintenues sous forme de folklores cependant jusqu’à en restaurer les décors par ailleurs très prisés par les touristes et les nostalgiques ou comment faire une pierre trois coups.

Pendant ce temps le néonazisme venu “d’extrême-droite” reste, lui, marginal; malgré quelques effets suprémacistes ici et là ; déjà parce qu’il ne vient pas de la “droite libérale” mais de sous-courants anti-républicains post-monarchistes façon Drumont et Maurras s’étant recyclés dans l’hyper-nationalisme ethno-différentialiste ; un flambeau qui fut repris dans les années 60 par ladite “Nouvelle droite” en France (à ne pas confondre avec “Ordre Nouveau” bien plus anticommuniste qu’anti-sémite-sioniste) et d’ailleurs toujours à la manœuvre y compris dans le “zemmourisme” ; plombant dans ce cas, et malgré leur nombre infime, toute recomposition des droites puisque le néo-nazisme néo-léniniste, dominant partout, et surfant sur la culpabilité de la droite non gaulliste (ayant préféré en 1936 “Hitler au Front Populaire”) aura beau jeu de montrer cette poutre (plus qu’une paille) plantée dans l’œil de la “droite nationale” (incarnée ensuite dans les lois antijuives pétainistes concernant les juifs…français…) tout en soulignant comme l’a fait Macron dans son débat avec Marine Le Pen qu’il n’y a pas de désaccord de fond pour la contrainte scientiste hygiéniste affairiste (avec Mélenchon aussi).

Le tout permet ainsi au néonazisme venu de la gauche de continuer à parader, malgré ses millions de cadavres qui s’accumulent lorsque l’on voit encore aujourd’hui le nombre d’assassinats effectués par ses alliés islamofiles en Afrique comme Nigeria ces temps-ci sans oublier ses alliés pourtant issus du nazisme classique en Ukraine (Azov et compagnie) sans oublier également ceux du bolivarisme mafieux comme au Venezuela, ou au Nicaragua obligé d’en appeler à la Russie et aux USA pour juguler les gangs; ces derniers étant par ailleurs guère critiqués par la gauche en particulier léniniste (Clémentine Autain récemment polémiquant avec le président du RN) qui a toujours vu chez eux une “révolte antibourgeoise” ce qui est bien sûr archifaux à voir la fascination pour le clinquant et l’arrivisme nourri de blanchissement multiforme de plus en plus visibles dans les quartiers dits difficiles laissés de plus en plus culturellement à l’abandon par “l’élite” dite “républicaine et laïque”.

Aussi l’intérêt d’adopter une telle étiquette celle du néo-nazisme pour qualifier l’alliance, de plus en plus subjective, du néo-léninisme fasciné par les manips scientistes (comme la Ropa) de l’islamophilie, et de l’affairisme scientiste hygiéniste trans-courant et globaliste, consiste non pas à atteindre plus rapidement le “point Godwin” mais à renouveler et clarifier les actuelles classifications politiques datant de l’après seconde guerre mondiale ; en particulier assainir cet épais marais de nuages conceptuels laissant croire que lorsque certains veulent enfermer injecter confiner ils le feraient pour notre “bien” alors qu’il s’agit d’appliquer le scénario scientiste hygiéniste affairiste (le Grand Reset) sous prétexte de santé et de préservation de la Terre ; en réalité de destruction de l’une et de l’autre malgré l’apparence du contraire (le fait d’éliminer tout CO2 aurait des répercussions dommageables pour l’agriculture, le confondant, exprès, à la lutte contre les pollutions). Le tout précisément sans le dire. Sans explicitement avouer que l’on agit aux antipodes de ce qui est énoncé (pour s’en protéger il faut renverser dans la négation tout propos officiel comme le conseillaient autrefois les soviétologues).

Cette prudence communicationnelle du néo-léninisme masquant sa conversion hygiéniste scientiste et affairiste dans une virulence exacerbée contre (“l’extrême-droite”, le “racisme”, le “complotisme” alors qu’il s’énonce en réalité lui-même) est bien la preuve d’une suprématie pérenne présente du néo-léninisme sur l’ethno-différentialisme de plus en plus aujourd’hui dans l’impasse malgré quelques succès électoraux et médiatiques ici et là, le premier allant jusqu’à faire croire qu’il est l’opposant fondamental du globalisme hygiéniste scientiste affairiste alors qu’il en est seulement l’assistance sociale.

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